Vendredi 20 novembre 2009 5 20 11 2009 13:15
Depuis avril 2008, le collectif Tchinaghen œuvre pour une paix durable au Nord-Niger.

Grâce au soutien de ses membres, donateurs, sympathisants et amis, de nombreuses actions ont été menées à bien, notamment :
  • > La réalisation d’un important dossier d’information.
  • > L’initiation d’un collectif élargi à d’autres organisation : Areva ne fera pas loi au Niger. 
  • > L’organisation d’événements visant à récolter des fonds et à informer (concerts, journée de solidarité...). 
  • > Une aide directe aux détenus arbitraires (matérielle et juridique). 
  • > Le soutien aux populations civiles réfugiées. 
  • > Les communications et suivi des violations des droits de l’Homme. 
  • > Plus récemment, le soutien aux sinistrés d’Agadez suite aux terribles inondations de début septembre.

Le 21 novembre 2009,
les membres du collectif se réuniront en Assemblée Générale.

Afin d’exposer le rapport moral, le bilan financier et de procéder à l’élection du bureau et du conseil d’administration pour l’année à venir. Il s’agira également de définir de nouvelles orientations pour l’association, afin de réussir ensemble et de concert avec nos partenaires nigériens la mise en place de projets pour la paix et le développement.

Vous pouvez adhérer au collectif Tchinaghen
En temps que personne morale ou en temps que personne individuelle
Téléchargez le bulletin d'adhésion ci-dessus pour nous rejoindre !

Attention : Nouvelle adresse du siège :
Collectif Tchinaghen
Maison des Associations du 2e arrondissement -
Boite n°39
23, rue Greneta - 75002 Paris

Publié dans : Evénements !
Recommander
Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 10:59

Réunion publique : NORD NIGER - une région pillée, un peuple sacrifié


> A partir de 14h

Exposition « Areva ne fera pas la loi au Niger »
Stands des organisations participantes, Vente d’artisanat touareg



> A partir de 16 h

Projection du documentaire « Niger : la bataille de l'uranium »
De Frédérique Denis, Stéphane Manier, Siby Nahan, production : Galaxie presse (avec la participation de France 5), durée 47 min

Table-ronde débat
Animée par Nicolas Rossignol (Attac27), Intervenants : Issouf Ag Maha (Tchinaghen), Jean-Claude Mary (RSN27), Etienne Lozay (CCFD), Jean-Yves Guyomarch (Les Verts-Europe Ecologie), Pierre Vandevoorde (NPALouviers)


> A partir de 19 h
Rencontre inter-associative et festive autour d’un repas-buffet Avec les AMAP - Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne et Evreux-Nature- Environnement - Participation aux frais : 7,5€ - réservez votre repas (cf. coupon ci-dessous)

Entrée libre
Evreux : Maison de quartier de Nétreville, 5 rue Duguay Trouin
Renseignements : 06 28 05 76 57


Organisateurs
 : Association Targuinca, Attac27, CCFD Terre Solidaire, Collectif Tchinaghen, Les Verts Europe-Ecologie 27, NPA Louviers, Sortir du Nucléaire 27, Collectif Areva ne fera pas la loi au Niger.

La solidarité internationale, c’est tous les jours et partout dans le monde…


 


Publié dans : Evénements !
Recommander
Samedi 7 novembre 2009 6 07 11 2009 15:41


>
Montant du don à l’ADDS : 2500 €.
>
Deux réunions avec Mr Amès Ahmed à Agadez (10/09).
>
Action commune Croq’Nature, AFT, Targuinca, Tchinaghen.
> Don par famille = en moyenne 50000 CFA soit 80 euros.
> Nombre de famille aidée : 150.
> Selon moy. environ 28 par Tchinaghen.



INTRODUCTION
Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2009, des pluies torrentielles se sont abattues sur la région d’Agadez. Une digue en amont de la ville a cédé et les eaux de ruissellement déversées par le massif de l’Aïr ont pénétré la ville emportant tout sur leur passage. 3500 maisons détruites, des milliers de sans abri, des familles qui ont tout perdu.

Le 4 septembre, Le Collectif Tchinaghen faisait un appel aux dons et confiait la gestion de l'aide envoyée à ses partenaires locaux. Une représentante du collectif s'est jointe à l'équipe en place à Agadez tout le mois
d’octobre.

Suite aux deux années de rébellion, il faut avoir présent à l’esprit, que beaucoup de familles, non touchées par la catastrophe, sont encore plus nécessiteuses que les familles sinistrées que nous aidons. La situation actuelle est vraiment épouvantable, la vision de ces quartiers comme bombardés, restera à jamais gravée dans les mémoires. Cette désolation absolue est bouleversante : l’immensité du travail à réaliser pour remettre la ville en état et pour aider les femmes, les enfants et les hommes est incommensurable.


STRATEGIE D’AIDE
L’aide a été coordonné par Mr Ames Ahmed (ADDS) - Il a intégré la somme versée par le collectif à l’ensemble des dons reçus de
AFT/CROQ’NATURE et de TARGUINCA.

Amès Ahmed et Issouf Maha se sont répartis les tâches :
- l’un sur la ville d’Agadez
- l’autre en brousse
- ils ont reçu, pour la ville, l’aide précieuse de 5 femmes qui ont identifié les familles les plus nécessiteuses.

Calendrier :
> Dès mi-septembre, soutien aux familles d’Agadez les plus touchées.
> Puis orientation de l’aide en brousse aux maraîchers des oueds qui ont vu leurs jardins affectés par les crues et aux éleveurs qui sont nécessiteux dans certaines zones.

Montant de l’aide par famille
Dans le cas général, la distribution est faite sur la base de 50 000 FCFA par famille, mais il y a eu des cas spécifiques (famille nombreuse) où cette somme est relevée et peut atteindre le double surtout au niveau de la ville d’Agadez.
95 % des familles « sélectionnées » ont reçu la somme de 50 000 CFA (80 €) les autres, en fonction du nombre de personnes constituant la famille et des pertes subies ont reçu 80 000 CFA, mais jamais plus de 100 000 CFA par famille.

Une aide exclusivement financière
Seul de l’argent a été remis aux familles. Pas d’aide matériel, ni moustiquaires, ni médicaments.
L’ADDS a pensé qu'il fallait éviter le saupoudrage. L'idée fut donc de cibler des familles les plus touchées et leur apporter une aide conséquente qui puisse leur permettre de recouvrer un minimum (nattes, tasses, couvertures...).
Ca n’a pas été facile car celà a dû se passer avec une certaine discrétion. Des sinistrés courent d'un site à l'autre en quête d'un éventuel donateur de nourriture ou d'aide quelconque. Ne pouvant pas faire face à des milliers de demandes, l’ADDS a été contrainte d'être sélective.


CONTEXTE A AGADEZ
L’ADDS a pu être très réactive et commencer l’aide aux familles dès le début du mois de septembre. Par la suite, les populations de la ville d’Agadez ont pu bénéficier beaucoup plus de l’aide de l’Etat et des organismes comme le PAM, l’UNICEF, CICR et de certains pays.

C’est pour cela que l’ADDS a fait le choix de partir aider aussi en brousse. Il semble important de souligner que la plupart des petites ONGs qui travaillent à Agadez soutiennent directement leurs partenaires locaux touchés par la catastrophe et font leur
possible pour assurer la pérennité de leurs projets dans ce contexte difficile.

En ville, l’OPVN, gère les stocks du PAM et de l’UNICEF.
L’UNICEF a implanté des tentes sur différents points de la ville et en brousse, mais elles sont vides. Il devrait s’y dérouler des activités ludiques pour les enfants (dixit la rumeur) certaines situées dans les écoles servent de salle de classes.
Les deux tentes situées dans l’enceinte de l’hôpital reçoivent en hospitalisation les enfants malnutris avec pour certains des marasmes et pour d’autres des kwashiorkors découverts lors de la catastrophe.
Le PAM distribue des sacs de riz, de blé, par famille, après de longues heures d’attente, sous le soleil.

La Croix-Rouge contribue sous la forme d’une aide matérielle, distribution de colis contenant des assiettes, des timbales, des couverts, des marmites avec des nattes et des sceaux. Une moustiquaire par famille.

Le Gouvernorat et la mairie, n’ont pas encore décidé de l’utilisation qu’ils feront des dons attribués qui se trouve sur un compte bloqué. Quant qu’à l’attribution des terrains et les lieux autorisés pour la reconstruction, des études sont en cours. Il est probable que l’union européenne participe pour viabiliser la zone choisie pour les reconstructions.

En plus des 4 camps de réfugiés, mis en place rapidement, « Schelter box » avec l’accord du gouvernorat distribue depuis quelques jours, des tentes dans les quartiers sinistrés, où vit un grand nombre de familles qui n’a pas voulu quitter son lieu de vie.

A côté des quartiers sinistrés, la ville est très animée surtout depuis la signature des accords de paix. Les petites motos (les kabou kabou ) ont envahi Agadez depuis plusieurs mois, elles sont surnommées les « merci Alambo » !


CONTEXTE EN BROUSSE
Dès les portes d’Agadez, on trouve des jardins où les cultures sont complètement détruites et le sol réduit en sable.
En brousse, les dégâts ont entraîné la perte de matériel de travail :
- un chameau d’exore coûte 250 000 CFA minimum
- une moto pompe 120 000 CFA minimum

Beaucoup de jardins sont irrécupérables, l’argile est partie pour laisser place au sable, dans la zone de Dabaga, par exemple.
Les jardins en amont, situés dans les vallées entre Agadez et Tchirozérine sont très affectés.

Nous avons pu constater à Alarçès, l’ampleur des dégâts dans ce qui était avant des jardins. C’est avec volonté et courage, que les jardiniers travaillent à déblayer, en sachant que ce village n’a reçu absolument aucune aide de qui que ce soit !


LIMITES & PERSPECTIVES
L’aide apportée par l’ADDS n’a bien sûr touché qu’une infime partie des sinistrés. D’une manière générale, pour l'instant l'attention est focalisée sur la ville d'Agadez où le spectacle reste terriblement désolant. Les populations vivant en brousse sont toujours plus adaptés à faire face aux calamités naturelles et le manque d'infrastructures rend les dégâts moins visibles, cependant leurs besoins sont énormes pour remettre en état puits et jardins.

Les besoins sont très importants et pour longtemps, les prix des denrées de base ont augmenté suite aux mauvaises récoltes dans le sud, quelques prix par exemple :
- un sac de 50 Kg de riz de base = 21000 CFA
- un sac de 100 Kg de mil = 26 000
- un litre huile de palme = 750
- le sucre est passé de 450 CFA à 650 CFA


CONCLUSION
L’ADDS s’est montré très efficace, l’action s’est déroulée avec humanité, respect et dans la plus grande transparence financière.

Nous remercions Amès Ahmed pour sa collaboration, sa gentillesse et sa grande efficacité.

Publié dans : Situation des populations
Recommander
Mardi 27 octobre 2009 2 27 10 2009 23:02
Le collectif Tchinaghen siège maintenant à la Maison des Associations du IIe arrondissement.

La Maison des associations est un lieu destiné à faciliter la vie quotidienne des associations de l’arrondissement et à informer les habitants-es sur la vie associative locale.

Tous les services proposés par la Maison des associations sont gratuits.


Espace de rencontre et de dialogue, de réflexion et d'innovation, la Maison des associations du 2e arrondissement a pour vocation l'accueil et l'accompagnement des associations dans leur développement.

Lieu de communication et d'échanges, cet équipement municipal de proximité a également pour mission de fédérer des énergies autour de projets locaux, de soutenir la création et le développement de structures associatives, de promouvoir les évènements associatifs.

+ d'infos sur la maison de asso du 2e

Tous les administrateurs du collectif étant bénévoles nous ne pourrons y assurer de permanence
mais les courriers sont désormais à adresser au :


Collectif Tchinaghen
Boite n°39
Maison des Associations du 2e arrondissement
23, rue Greneta
75002 Paris
Publié dans : Evénements !
Recommander
Dimanche 18 octobre 2009 7 18 10 2009 14:58
Soirée organisée par :
Tchinaghen - Croq' Nature - Amitié Franco-Toureg

Au profit des sinistrés d'Agadez


Avec le soutien de la Mairie du IIe arrondissement
Espace Jean Dame
17 rue Leopold Bellan 75002 Paris
Métro Sentier
19h
Participation libre.
L'intégralité des fonds récoltés sera reversée pour les sinistrés d'Agadez.

Publié dans : Evénements !
Recommander
Dimanche 11 octobre 2009 7 11 10 2009 11:13
Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2009, des pluies torrentielles se sont abattues sur la région d’Agadez. Une digue en amont de la ville a cédé et les eaux de ruissellement déversées par le massif de l’Aïr ont pénétré la ville emportant tout sur leur passage3500 maisons détruites, des milliers de sans abri, des familles qui ont tout perdu... (Lire -> Catastrophe naturelle à Agadez - Appel à la solidarité)

Le Collectif Tchinaghen a réagi très rapidement et confié la gestion de l'aide envoyée à des partenaires locaux fiables et organisés. (Lire -> Inondations : Compte-rendu provisoire de l'aide aux sinistrés d'Agadez)

Une représentante du collectif s'est jointe à l'équipe en place à Agadez. L'aide apportée grâce à vos dons est arrivée à bon port mais les besoins restent énormes. (Lire -> Agadez - Un mois après les inondations)

Un mois après le premier, un second don du collectif Tchinaghen sera très prochainement envoyé à Agadez.  Nous faisons de nouveau appel à votre générosité.
Les habitants sinistrés d'Agadez ont besoin de votre soutien !

Merci par avance pour votre générosité.

POUR FAIRE UN DON
plusieurs possibilités

Faire un don par virement bancaire
IBAN : FR59 2004 1000 0154 1685 5S02 083
BIC : PSSTFRPPPAR
Titulaire : COLLECTIF TCHINAGHEN
Par chèque à l'ordre de Tchinaghen envoyé à l'adresse :
TCHINAGHEN - Boite n°39, Maison des Associations du 2e arrondissement
23, rue Greneta, 75002 Paris

Faire un don en ligne avec Targuinca*
Vous pouvez demander à Targuinca un reçu fiscal
Votre contribution est déductible de l’impôt sur le revenu à 66 %
(dans la limite de 20 % du revenu imposable).
Ainsi, un don de 50 € vous coûtera 17 €


* Les fonds sont versés conjointement avec les associations Amitié Franco-Touareg (Croq'Nature), Targuinca et Tchinaghen. La totalité des dons déjà versés par les 3 associations s'élève à 32200 euros.

Publié dans : Appels aux dons
Recommander
Jeudi 8 octobre 2009 4 08 10 2009 15:10
"On dirait qu'il y a eu un bombardement. Les gens vivent des les décombres de leurs maisons. Ils ont construits des abris de fortunes sur les débris de leurs terrains."

L'aide internationale n'est pas franchement visible. Certes ça ne signifie pas qu'elle est absente. Mais par exemple dans le quartier Karakara. il y a une belle tente de l'unicef, celle-ci est vide, rien ni personne à l'intérieur...

A la TV nigérienne les reportages disant que les ministères et autres font des dons pour les sinistrés s'enchaînent. Il y a eut des dons - mais ils sont sur un compte et n'ont pas encore été utilisés par les autorités. L'aide matérielle apportée est quant-à elle en partie détournée : ainsi, des paquets de riz donnés au comité officiel d'aide pour distribution ont été vendus à des grossistes et sont en vente sur les marchés de la ville.

Il semble que les sinistrés ne veuillent pas quitter les lieux. Ils restent camper à coté des maisons détruites car la plupart ont encore un tas d'effets personnels ensevelis (nombreux artisans, avec bijoux et métaux précieux ensevelis). La chaleur écrasante à totalement séché le banco et il est impossible de creuser pour tout récupérer.

Les gens savent qu'il serai risqué de construire au même endroit. Mais aucun n'envisage de "déménager".
pour plusieurs raisons :
- celle évoqué plus haut des matériels ensevelis.
- aussi parce que pour le moment aucune décisions de la commune ne se manifeste pour attribuer d'autres parcelles.
- les parcelles qui pourraient éventuellement être attribuées sont loin du centre et ne sont pas reliées à l'eau et l'électricité.
- de plus les gens expliquent que si la digue d'Alarcès avait été correctement entretenu et consolidé jamais un tel drame ne serai arrivé.

La digue en question a cédée lors de la crue. Un financement pour la consolidation de cette dernière avait été attribué, mais l'argent aurai été détourné ce qui explique l'inachèvement des travaux et donc (au moins en partie) le drame qui s'est  joué début septembre.

Il n'y a qu'un bulldozer pour tout la ville ! Ce dernier sert à remettre en état une route... Et biensûr il s'agit de "la route de l'uranium" - celle qu'empruntent les convois de fûts d'uranium d'areva - route qui arrive d'Arlit et traverse Agadez direction Niamey.

Une représentante du collectif Tchinaghen s'est jointe à l'équipe en place à Agadez
afin de réaliser le compte-rendu de l'aide déjà apportée par le collectif.

Au vu des nouvelles que nous recevons de nos partenaires, la stratégie d'aide choisie par le collectif est pertinente et efficace. A savoir, une aide à des familles ciblées, identifiées par nos partenaires locaux sous l'impulsion des femmes (cf. compte-rendu provisoire).

Un mois après le premier don envoyé aux sinistrés nous faisons de nouveau appel à votre générosité. Il reste beaucoup de familles à soutenir et il va falloir reconstruire.

Le premier compte-rendu de l'aide apportée nous permettra d'envisager avec les familles concernées des possibilités de reconstructions intelligentes et durables.

Les habitants sinistrés d'Agadez ont besoin de votre soutien !

Merci pour votre générosité !


Reportage RFI : Agadez, les inondations dans le désert  (cliquez ici pour télécharger l'émission)
Publié dans : Situation des populations
Recommander
Mercredi 23 septembre 2009 3 23 09 2009 10:13
A ce jour, le Collectif Tchinaghen est parvenu, grâce à la solidarité de ses membres et sympathisants, à débloquer plus de 3000 euros reversés à l'association partenaire locale, pour l'aide aux sinistrés des inondations sans précédents qui ont dévasté une partie importante de la ville d'Agadez et de sa région.

La totalité des fonds versés, conjointement avec les associations Amitié Franco-Touareg (Croq'Nature) et Targuinca s'élève à 32.200 euros.


Le 13 septembre, soit 11 jours après les inondations, nos correspondants locaux nous donnaient les nouvelles suivantes :
"Il y a eu une mobilisation nationale et quelques ONG qui ont dejà apporté de la nourriture. De nombreuses familles sont encore sans abris. Les besoins sont hélas énormes et le fait que la communauté internationale n'ait pas réagi n'arrange pas forcément les choses. Difficile de savoir par où commencer, mais après réflexion, nous avons pensé qu'il faut éviter le saupoudrage. L'idée est donc de cibler des familles les plus touchées et leur apporter une aide conséquente qui puisse leur permettre de recouvrer un minimum (nattes, tasses, couvertures...). Nous allons dès demain, lundi procéder à la remise de 80 euros aux familles jusqu'à la limite de nos fonds. Ce n'est pas facile car celà doit se passer avec une certaine discrétion. Les sinistrés courent d'un site à l'autre en quête d'un eventuel donneur de nourriture ou d'aide quelconque. Ne pouvant pas faire face à des milliers de demandes, nous sommes contraints d'être sélectifs en fonction des priorités des uns et des autres. Par ailleurs, si en brousse l'heure est à la joie malgré les pertes enregistrées car les pâturages abondent, la prolifération des moustiques va provoquer une forte épidemie de paludisme à laquelle il faut faire face. Nous allons donc acheter un bon stock de nivaquine. Le mardi en huit, nous allons organiser un petit regroupement des éleveurs pour leur mettre à disposition tout ceci."

D'autres nouvelles nous parvenaient 3 jours plus tard, le 18 septembre :
"Les opérations ont bien démarré depuis lundi dernier. Nous travaillons avec un petit comité de femmes et plusieurs actions sont menées. Deux avions sont venus de Etats-Unis, d'autres de la Libye, l'Algérie et le Maroc. Les petites associations de solidarité font chacune leur maximum pour aider leurs partenaires. En depis de tout celà, la précarité reste extrême et les commisions chargées d'organiser les aides sont debordées. L'armée nationale a cotisé pour verser des fonds. Des gestes de la gendarmerie, la police, la garde républicaine et les différents ministères sont annoncés pour les prochains jours. Le processus de paix est relancé est devrait pouvoir favoriser la reprise des activités économiques. Il faut aussi noter que dans les oueds, l'eau a tout emporté sur son passage. En plus de perdre toute la production certains jardins sont trasnformés en lit d'oued sablonneux où on ne peut plus rien produire. Dans certains campements, les éleveurs ont tout perdu. Pour l'instant l'attention est focalisée sur la ville d'Agadez où le spectacle reste terriblement désolant. Les Touaregs de brousse sont toujours plus adaptés à faire face aux calamités naturelles et le manque d'infrastructures rend les dégâts moins visibles. Merci encore pour votre soutien. Merci à tous ceux qui se mobilisent pour soulager la souffrance des sinistrés. Cinq euros qui arrivent à Agadez c'est 3250 cfa pour une famille démunie."

Les sinistrés ont plus que jamais besoin de votre soutien. Poursuivons notre mobilisation, unissons nos efforts : nous vous invitons à continuer de diffuser l'appel aux dons à vos réseaux.

Appel aux dons
téléchargez


Faire un don par virement bancaire
IBAN : FR59 2004 1000 0154 1685 5S02 083
BIC : PSSTFRPPPAR
Titulaire : COLLECTIF TCHINAGHEN


Faire un don en ligne avec Targuinca
Vous pouvez nous demander un reçu fiscal
Votre contribution est déductible de l’impôt sur le revenu à 66 %
(dans la limite de 20 % du revenu imposable).

Ainsi, un don de 50 € vous coûtera 17 €


Merci à tous de votre attention solidaire.

Publié dans : Situation des populations
Recommander
Mercredi 9 septembre 2009 3 09 09 2009 11:06
Le village d'Assakamour à plus de 100km au Nord-est d'Agadez a également subit de lourds dégâts causés par les pluies torrentielles. Tous les villages de la vallée de Talat seraient touchés Abardock , Assakamour.... avec une destruction estimée à 80%; de nombreuses personnes ont tout perdu et craignent que l'aide humanitaire n'arrive pas jusque dans cette zone du piémont de l'Aïr.  Pour l'instant nous n'avons pas d'informations provenant du massif isolé des Mts Bagzane où vivent environ 5 000 personnes.
Publié dans : Situation des populations
Recommander
Lundi 7 septembre 2009 1 07 09 2009 10:26

Samedi 5 septembre 2009, Issouf ag MAHA - président de TCHINAGHEN - était accueilli par François BAYROU en tant qu'intervenant dans la table ronde "L'Europe et le monde en question" à l'Université de rentrée du Mouvement Démocrate.

Il est intervenu aux côtés de Marielle de SARNEZ, vice-présidente du Mouvement Démocrate, Frédéric ENCEL, directeur de recherches à l’Institut Français de Géopolitique, Antoine SFEIR, directeur des Cahiers de l’Orient et Guy VERHOFSTADT, ancien premier ministre de Belgique, président du groupe ADLE au Parlement Européen.




Visionnez la video de son intervention :



Publié dans : Evénements !
Recommander

Nouvelle adresse !

     TCHINAGHEN
     Maison des Associations
 
   Boite n°39
     23, rue Greneta
     75002 Paris

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés