Dimanche 31 mai 2009

Cette communication est rendu publique à l'occasion de la 11eme session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU

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Report of the Special Rapporteur on extrajudicial, summary or arbitrary executions, Philip Alston

 

Niger : Mort de 78 personnes dans le nord du pays

Violation alléguée : Violation du droit à la vie durant des conflits armés
Objet de l’appel: 78 personnes (49 hommes ; 2 mineurs ; 2 ressortissants étrangers)
Caractère de la réponse: Coopérative mais incomplète

Observations du Rapporteur Spécial
Le Rapporteur Spécial apprécie les renseignements fournis par le Gouvernement du Niger relatifs aux événements survenus dans le nord du pays entre juin 2007 et juin 2008.
En relation aux événements survenus à Tamzalak et à Tid
ène le 21 et 25 mars 2008, tout en notant que des combats ont eu lieu, le Rapporteur Spécial regrette que le Gouvernement n’ait pas fourni d’informations détaillées relatif aux cas précis des 7 personnes mentionnées dans l’annexe et qui auraient eu lieu à Tamzalak et à Tidène le 21 et 25 mars 2008.

Le Rapporteur Spécial regrette que le Gouvernement n’ait pas fourni plus de détails sur certaines allégations, les qualifiant sans fondements en se basant sur le fait qu’aucune plainte n’avait été déposée dans ces cas. A cet égard le Rapporteur voudrait rappeler au Gouvernement que son obligation d’ouvrir une enquête approfondie et impartiale dans tous les cas allégués d’exécutions extrajudiciaires et non uniquement à la suite d’une plainte déposée à la Gendarmerie. (Principe 9 des Principes relatifs à la prévention efficace des exécutions extrajudiciaires, arbitraires et sommaires et aux moyens d'enquêter efficacement sur ces exécutions)

Le Rapporteur Spécial demande également au Gouvernement de le tenir informé des progrès de l’enquête sur le décès de 7 personnes, survenu le 9 décembre 2007.



Lettre d’allégation envoyée le 13 août 2008

Depuis juin 2007, au moins 78 personnes (voir la liste des victimes alléguées en annexe), la majeure partie d’entre elles appartenant à la communauté Touareg, auraient été abattues de manière extrajudiciaire dans les régions du nord du pays. La plupart des victimes auraient été retrouvées enterrées, quelques-unes auraient aussi été torturées. Les rapports indiquent la responsabilité directe des Forces Armées Nigériennes (FAN) dans ces actes.

Il est allégué que ces exécutions extrajudiciaires pourraient avoir eu lieu en représailles aux attaques lancées par le mouvement d’opposition armé Touareg Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), dans le contexte de la reprise des activités armées en février 2007. Plus précisément, la plupart des attaques contre les civils auraient eu lieu à la suite d’explosions de mines contre des militaires des FAN et leurs véhicules.

Sans vouloir à ce stade me prononcer sur les faits qui m’ont été soumis, je voudrais faire référence aux règles coutumières du droit international humanitaire régissant les conflits armés, y compris la prohibition de diriger des attaques contre la population civile. Les civils sont toutes les personnes qui ne sont pas membres des forces armées d’une partie au conflit. Les personnes civiles sont protégées contre les attaques, sauf si elles participent directement aux hostilités et pendant la durée de cette participation. (Règles 1,5 et 6 de règles coutumières du droit international humanitaire, identifiés par le Comité Internationale de la Croix Rouge (« Règles Coutumières »)).
Par ailleurs, il n’est jamais permis de tuer une personne qui a été déjà détenue ou autrement mise hors de combat. Une telle atteinte à la vie constitue un meurtre en vertu du droit international humanitaire, peu importe que la personne ait été un civil ou un combattant. (Article 3 commun aux quatre Conventions de Genève de 1949, Règles 87 et 89 des Règles Coutumières)

De plus, les parties à des conflits armés non internationaux n’ont pas le droit de recourir à des mesures de représailles. Les autres contre-mesures contre des personnes qui ne participent pas ou qui ont cessé de participer directement aux hostilités sont interdites. (Règle 148 des Règles Coutumières).

Je voudrais aussi rappeler au Gouvernement de votre Excellence ses obligations en vertu du droit international des droits de l’homme. En particulier, je voudrais référer aux principes fondamentaux énoncés par l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et réitérés par l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, où il est stipulé que tout individu a le droit à la vie et à la sûreté de sa personne, que ce droit doit être protégé par la loi, et que nul ne peut être arbitrairement privé de la vie.

Par ailleurs je voudrais attirer l’attention du Gouvernement de votre Excellence sur les principes relatifs à la prévention efficace des exécutions extrajudiciaires, résolution 1989/65 du 24 mai 1989 du Conseil économique et social. En particulier les principes 9 à 19 obligent les Gouvernements à mener des enquêtes approfondies et impartiales dans tous les cas où l’on soupçonnera des exécutions extrajudiciaires, arbitraires ou sommaires, comme il a été réitéré par la 61ème session de la Commission des Droits de l’Homme dans la Résolution 2005/34 relative aux exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires. La Commission a ajouté que cette obligation comprend une obligation d’identifier et de traduire en justice les responsables, de fournir une compensation adéquate dans un délai raisonnable pour les victimes ou leurs familles et d’adopter toutes les mesures nécessaires, y compris des mesures légales et judiciaires, afin d’éviter la récurrence de telles exécutions. De plus, les plaignants, les témoins, les personnes chargées de l’enquête et leurs familles doivent être protégés contre les violences ou toute autre forme d’intimidation.

Tel qu’indiqué précédemment dans un rapport présenté au Conseil des Droits de l’Homme (E/CN.4/2006/53), l’obligation d’enquête et de poursuite ne cesse pas en situation de conflit armé, comme c’est le cas concernant le conflit opposant le MNJ et les FAN.
Dans le cas où vos enquêtes appuient ou suggèrent l’exactitude des allégations ci-jointes, je prie le Gouvernement de votre Excellence de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des droits et des libertés des individus mentionnés, de diligenter des enquêtes sur les violations perpétrées et de traduire les responsables en justice. Je prie aussi le Gouvernement de votre Excellence d’adopter toutes les mesures nécessaires pour prévenir la répétition des faits mentionnés.

Il est de ma responsabilité, en vertu du mandat qui m’a été confié par le Conseil des droits de l’homme de solliciter votre coopération pour tirer au clair les cas qui ont été portés à notre attention. Etant dans l’obligation de faire rapport de ces cas au Conseil des Droits de l’Homme, je serais reconnaissant au Gouvernement de Votre Excellence de ses observations sur les points suivants :
1. Les faits tels que relatés dans le résumé du cas sont-ils exacts? Si tel n’est pas le cas, quelles enquêtes ont été menées pour conclure à leur réfutation ?
2. Au cas où une plainte a été déposée, quelles suites lui ont été données ?
3. Veuillez fournir toute information, et éventuellement tout résultat des enquêtes menées, autopsies, investigations judiciaires et autres menées en relation avec les faits.
4. Si les allégations sont avérées, veuillez fournir toute information sur les poursuites et procédures engagées contre les auteurs de la violence.
5. Le cas échéant, veuillez indiquer si les familles des victimes ont été indemnisées.
6. Les membres des FAN ont-ils reçu des ordres spécifiques concernant l’interdiction d’attaquer la population civile? Si non, pourquoi ?

Violation alléguée : Violation du droit à la vie durant des conflits armés
Objet de l’appel: 78 personnes (49 hommes ; 2 mineurs ; 2 ressortissants étrangers)
Caractère de la réponse: Coopérative mais incomplète

Observations du Rapporteur Spécial
Le Rapporteur Spécial apprécie les renseignements fournis par le Gouvernement du Niger relatifs aux événements survenus dans le nord du pays entre juin 2007 et juin 2008.
En relation aux événements survenus à Tamzalak et à Tid
ène le 21 et 25 mars 2008, tout en notant que des combats ont eu lieu, le Rapporteur Spécial regrette que le Gouvernement n’ait pas fourni d’informations détaillées relatif aux cas précis des 7 personnes mentionnées dans l’annexe et qui auraient eu lieu à Tamzalak et à Tidène le 21 et 25 mars 2008.

Le Rapporteur Spécial regrette que le Gouvernement n’ait pas fourni plus de détails sur certaines allégations, les qualifiant sans fondements en se basant sur le fait qu’aucune plainte n’avait été déposée dans ces cas. A cet égard le Rapporteur voudrait rappeler au Gouvernement que son obligation d’ouvrir une enquête approfondie et impartiale dans tous les cas allégués d’exécutions extrajudiciaires et non uniquement à la suite d’une plainte déposée à la Gendarmerie. (Principe 9 des Principes relatifs à la prévention efficace des exécutions extrajudiciaires, arbitraires et sommaires et aux moyens d'enquêter efficacement sur ces exécutions)

Le Rapporteur Spécial demande également au Gouvernement de le tenir informé des progrès de l’enquête sur le décès de 7 personnes, survenu le 9 décembre 2007.



Lettre d’allégation envoyée le 13 août 2008

Depuis juin 2007, au moins 78 personnes (voir la liste des victimes alléguées en annexe), la majeure partie d’entre elles appartenant à la communauté Touareg, auraient été abattues de manière extrajudiciaire dans les régions du nord du pays. La plupart des victimes auraient été retrouvées enterrées, quelques-unes auraient aussi été torturées. Les rapports indiquent la responsabilité directe des Forces Armées Nigériennes (FAN) dans ces actes.

Il est allégué que ces exécutions extrajudiciaires pourraient avoir eu lieu en représailles aux attaques lancées par le mouvement d’opposition armé Touareg Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), dans le contexte de la reprise des activités armées en février 2007. Plus précisément, la plupart des attaques contre les civils auraient eu lieu à la suite d’explosions de mines contre des militaires des FAN et leurs véhicules.

Sans vouloir à ce stade me prononcer sur les faits qui m’ont été soumis, je voudrais faire référence aux règles coutumières du droit international humanitaire régissant les conflits armés, y compris la prohibition de diriger des attaques contre la population civile. Les civils sont toutes les personnes qui ne sont pas membres des forces armées d’une partie au conflit. Les personnes civiles sont protégées contre les attaques, sauf si elles participent directement aux hostilités et pendant la durée de cette participation. (Règles 1,5 et 6 de règles coutumières du droit international humanitaire, identifiés par le Comité Internationale de la Croix Rouge (« Règles Coutumières »)).
Par ailleurs, il n’est jamais permis de tuer une personne qui a été déjà détenue ou autrement mise hors de combat. Une telle atteinte à la vie constitue un meurtre en vertu du droit international humanitaire, peu importe que la personne ait été un civil ou un combattant. (Article 3 commun aux quatre Conventions de Genève de 1949, Règles 87 et 89 des Règles Coutumières)

De plus, les parties à des conflits armés non internationaux n’ont pas le droit de recourir à des mesures de représailles. Les autres contre-mesures contre des personnes qui ne participent pas ou qui ont cessé de participer directement aux hostilités sont interdites. (Règle 148 des Règles Coutumières).

Je voudrais aussi rappeler au Gouvernement de votre Excellence ses obligations en vertu du droit international des droits de l’homme. En particulier, je voudrais référer aux principes fondamentaux énoncés par l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et réitérés par l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, où il est stipulé que tout individu a le droit à la vie et à la sûreté de sa personne, que ce droit doit être protégé par la loi, et que nul ne peut être arbitrairement privé de la vie.

Par ailleurs je voudrais attirer l’attention du Gouvernement de votre Excellence sur les principes relatifs à la prévention efficace des exécutions extrajudiciaires, résolution 1989/65 du 24 mai 1989 du Conseil économique et social. En particulier les principes 9 à 19 obligent les Gouvernements à mener des enquêtes approfondies et impartiales dans tous les cas où l’on soupçonnera des exécutions extrajudiciaires, arbitraires ou sommaires, comme il a été réitéré par la 61ème session de la Commission des Droits de l’Homme dans la Résolution 2005/34 relative aux exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires. La Commission a ajouté que cette obligation comprend une obligation d’identifier et de traduire en justice les responsables, de fournir une compensation adéquate dans un délai raisonnable pour les victimes ou leurs familles et d’adopter toutes les mesures nécessaires, y compris des mesures légales et judiciaires, afin d’éviter la récurrence de telles exécutions. De plus, les plaignants, les témoins, les personnes chargées de l’enquête et leurs familles doivent être protégés contre les violences ou toute autre forme d’intimidation.

Tel qu’indiqué précédemment dans un rapport présenté au Conseil des Droits de l’Homme (E/CN.4/2006/53), l’obligation d’enquête et de poursuite ne cesse pas en situation de conflit armé, comme c’est le cas concernant le conflit opposant le MNJ et les FAN.
Dans le cas où vos enquêtes appuient ou suggèrent l’exactitude des allégations ci-jointes, je prie le Gouvernement de votre Excellence de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des droits et des libertés des individus mentionnés, de diligenter des enquêtes sur les violations perpétrées et de traduire les responsables en justice. Je prie aussi le Gouvernement de votre Excellence d’adopter toutes les mesures nécessaires pour prévenir la répétition des faits mentionnés.

Il est de ma responsabilité, en vertu du mandat qui m’a été confié par le Conseil des droits de l’homme de solliciter votre coopération pour tirer au clair les cas qui ont été portés à notre attention. Etant dans l’obligation de faire rapport de ces cas au Conseil des Droits de l’Homme, je serais reconnaissant au Gouvernement de Votre Excellence de ses observations sur les points suivants :
1. Les faits tels que relatés dans le résumé du cas sont-ils exacts? Si tel n’est pas le cas, quelles enquêtes ont été menées pour conclure à leur réfutation ?
2. Au cas où une plainte a été déposée, quelles suites lui ont été données ?
3. Veuillez fournir toute information, et éventuellement tout résultat des enquêtes menées, autopsies, investigations judiciaires et autres menées en relation avec les faits.
4. Si les allégations sont avérées, veuillez fournir toute information sur les poursuites et procédures engagées contre les auteurs de la violence.
5. Le cas échéant, veuillez indiquer si les familles des victimes ont été indemnisées.
6. Les membres des FAN ont-ils reçu des ordres spécifiques concernant l’interdiction d’attaquer la population civile? Si non, pourquoi ?

Publié dans : Droits de l'hommes - ONU
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Mercredi 29 avril 2009

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Mercredi 29 avril 2009

UnknownChaque jour dans le monde, plus de 8 000 personnes meurent de maladies hydriques, soit plus que les décès dus aux guerres; plus d’1 milliard manquent d’approvisionnement en eau salubre ; 2,6 mds manquent d`assainissement convenable, première cause de pollution et de maladies; 90% des rejets domestiques et industriels dans le monde ne sont pas traités (1) L’aide internationale dans le domaine de l’eau s’élève à moins de 2 mds€ par an, au lieu de 15 à 20 mds € qu’il faudrait investir.

Face à cette situation,

On assiste à la surabondance de conférences internationales sur la problématique de l’eau, un manque d’action crédible, et certains acteurs apparaissent comme les champions de la cause. Si elles sont utiles, ces rencontres ont des résultats limités et peu explicites et concrets sur le droit à l’eau. Pourtant, depuis 1970, les États s’accordent à reconnaître l’accès à l’eau par l’intégration à la lutte contre la pauvreté et au développement durable, mais ils ne s’accordent pas sur le statut juridique de l’eau (besoin? droit? bien économique/social? patrimoine mondial?). S’il est vrai que l’eau n’est pas marchandise et ne peut être soumise aux seules lois du marché dominées par la course au profit, cela reste insuffisant pour en garantir l’accès à tous.

Quant aux multinationales, certaines d’entre elles engrangent les bénéfices du marché juteux de l’eau embouteillée, produit de consommation de masse. Pourtant cette eau coûte cher aux particuliers (l’eau= 10% du prix d’une bouteille) et à l’environnement. Le groupe suisse ‘Nestlé’ commercialise l’or bleu et convertit, avec un goût ‘standard’, une partie des ressources en eaux de la planète en bouteilles. D’autres, avec la négligence ou la complicité des Etats, polluent et pillent à des fins industrielles, l’eau rare ou fossile. Tel est le cas des usines Coca-Cola et PepsiCo polluant l’eau en Inde (2003) ; ou des entreprises uranifères au Niger, comme la Française Areva qui puise démesurément l’eau dans les nappes fossiles, l’utilise et la redistribue contaminée par les nitrates aux habitants provoquant ainsi des maladies hydriques, comme la typhoïde devenue endémique.

La reconnaissance du droit à l’eau est un moyen indispensable pour définir les obligations et les droits de toutes les parties prenantes. En 2002 le Comité des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) de l’ONU a affirmé que le droit à l’eau - condition préalable à d’autres droits (2) - est reconnu implicitement à l’art. 11§1 du PIDESC (3) ; et que toute personne a le droit d’accès sans entrave à une eau salubre, en quantité suffisante et dans des conditions d’égalité pour répondre à ses besoins essentiels et aux exigences de dignité.

Mais l’eau devenant désormais ‘or bleu’, sa marchandisation et sa « pétrolisation » progressent dangereusement; considérée un bien commercialisable, elle a fait l’objet de privatisations aux effets pervers orchestrés par les institutions internationales et a été introduite dans l’AGCS ( 4 ). Cela permet l’intrusion des multinationales dans l’exercice du droit à l’eau, sa restriction et sa conditionnalité; Droit à l’eau mais à quel prix ? Selon le Comité DESC, le principe d’équité implique un prix abordable à tous sans compromettre la réalisation des autres droits. Le comité a impulsé la reconnaissance et la réalisation effectives du droit à l’eau mais c’est insuffisant. Outre les instruments juridiques, une réelle volonté politique accompagnée d’outils institutionnels, de capacités techniques et financières, et de gouvernance adéquates sont impératifs.

Samira Clady, collectif Tchinaghen
Afrique sans chaînes (ASC) n°5 (avril 2009), revue du GT Afrique du SI de la CNT

1.Source : ONU, OMS.
2.Voir notamment, le Rapport présenté par M. El HadjiGuissé, Rapporteur spécial de la sous commission sur la promotion de la réalisation du droit à l’eau potable et à l’assainissement, concernant « le rapport entre la jouissance des droits économiques sociaux et culturels et la promotion de la réalisation du droit à l’eau potable et à l’assainissement », du 25juin 2002. Doc. E/CN.4/Sub.2/2002/10.
3.L’Observation générale n°15, Le droit à l’eau (2002). Doc. E/C.12/2002/11 ; En outre, le Comité avait déjà reconnu auparavant, l’eau en tant que droit fondamental visé par le paragraphe 1 de l’article 11. Voir l’Observation générale n°6, Droits économiques, sociaux et culturels des personnes âgées, 8 décembre 1995, 13e session. Doc. E/1996/22. Voir également, le Pacte international relatif aux droits économiques,sociaux et culturels (16/12/1966, New York).
4.L’accord général sur le commerce des services de l’OMC (AGCS), disponible à l’adresse suivante : http://www.wto. org/french/docs_f/legal_f/26-gats.pdf.


Toujours dans Afrique sans chaînes n°5

 NIGER TANDJA S’ACCROCHE AU POUVOIR, AREVA à SES PROFITS

Image_1A un ans des élections présidentielles prévues pour le 22 décembre 2009, des partisans de Mamadou Tandja, l’actuel président, demandent au parlement la prolongation de son mandat jusqu’en 2012, créant le mouvement populaire pour la poursuite des actions du président. Cette prolongation nécessite une modification de la constitution. La réaction ne s’est pas fait attendre avec la naissance du Fusad (front uni pour la sauvegarde des acquis démocratique) qui regroupe 60 syndicats et une vingtaine d’ONG. Le 5 janvier, la convention minière entre le Niger et la société AREVA pour le permis d’exploitation du gisement d’uranium d’Imouraren, a été finalement signée après plusieurs mois de négociations. Au nord Niger, depuis maintenant 2 ans, la guerre entre l’armée nigérienne et le MNJ (mouvement des Nigériens pour la justice) continue, avec les conséquences que l’on sait pour la population civile. Et voici que, cerise sur le gâteau, deux diplomates canadiens en mission pour l’ONU ainsi que leur chauffeur nigérien sont portés disparu depuis le 14 décembre 2008, leur voiture ayant été retrouvée sur une route à 45 km de Niamey. Cette disparition (aucune revendication d’enlèvement à ce jour) et le mystère qui l’entoure laisse perplexe au vu de la situation politique explosive du pays.

Afrique sans chaînes est la lettre d’info du groupe de travail Afrique du secrétariat international de la CNT.

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Samedi 25 avril 2009
15h à 21h : à la ferme des 50 à Ramonville (31).
Contact Caracole :05.61.20.61.57


Conférence d’Aghali Mahiya, ancien mineur touareg du nord-Niger, qui viendra témoigner du conflit qui sévit dans cette zone.
Suivra un débat, avec Croq’Nature/Amitié Franco Touareg, Amis de la Terre, Collectif Anti-Nucléaire Toulousain : un film, des expositions, des contes, de la musique et des stands sur la culture touareg, un buffet et des boissons seront proposés et permettront de participer au frais de cette organisation.
"Notre monde a-t-il le droit de laisser passer sous silence la destruction de tout un peuple dont le crime originel serait d’habiter un Sahara jadis inculte mais devenu immensément riche.
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Jeudi 23 avril 2009
BAMAKO (AFP) — Deux diplomates canadiens et deux touristes suisse et allemande, dont les enlèvements au Niger avaient été revendiqués par la branche nord-africaine d'Al-Qaïda, ont été libérés mercredi dans le nord du Mali, a-t-on appris de source sécuritaire à Gao (nord).

Cependant, leurs ravisseurs retiennent encore deux des quatre touristes européens enlevés le 22 janvier, un Suisse et un Britannique.

"Quatre des six otages viennent d'être libérés. Il s'agit des deux diplomates canadiens, de l'Allemande et de la Suissesse", a-t-on indiqué de source sécuritaire à Gao.

Leur libération a été confirmée par un membre de l'assemblée régionale de Gao, souhaitant conserver l'anonymat.

Le diplomate canadien Robert Fowler, envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Niger, et son collègue Louis Gay, étaient détenus depuis plus de quatre mois. Ils avaient disparu pendant une excursion le 14 décembre dans une mine d'or exploitée par la société canadienne Semafo à Samira, à l'ouest de Niamey.

Quelques semaines plus tard, quatre touristes européens - un couple de ressortissants suisses, une Allemande septuagénaire et un Britannique - avaient été enlevés dans la zone frontalière du Mali et du Niger.

En plus de la libération d'islamistes mauritaniens détenus au Mali, al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait exigé, en échange de ces otages, la libération d'islamistes arrêtés en Europe, selon une source malienne proche du dossier.

Le 21 mars, le chauffeur nigérien des deux diplomates canadiens avait déjà été libéré au Mali.

Les autorités maliennes avaient ensuite annoncé l'arrestation dans le nord du pays d'un homme présenté comme le "principal suspect de l'enlèvement des quatre touristes européens".

Puis le président malien Amadou Toumani Touré avait fait savoir, début avril, que les six otages étaient en bonne santé et avaient pu recevoir certains de leurs effets personnels. Le chef de l'Etat avait assuré que Bamako travaillait à la libération des otages mais devait se montrer discret.

Copyright © 2009 AFP. 22 avril 2009
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Lundi 30 mars 2009

Les touaregs, le nucléaire, l'Afrique et nous... Invités : Aghali Mahiya & Yveline DEVERIN

Lundi 27 avril à Toulouse

20h45 Salle de Réception du Stade de Balma

 

Le président de la République est allé faire un voyage éclair en RDC, au Congo Brazzaville et au Niger. Au menu : parler un peu de la paix dans les régions des grands lacs, mais surtout rappeler l'importance pour la France de la question minière. Depuis que Kadhafi est revenu en odeur de sainteté et surtout, depuis qu'il a commandé une centrale nucléaire à Areva, il est impératif de calmer l'agitation locale. L'exploitation de la grande mine d'uranium d'Arlit a montré l'étendue des problèmes posés par l'exploitation minière. Manque de précautions sanitaires d'un côté et de l'autre dépossession de fait des touaregs de leurs terres. L'argent reversé par Areva semble plus profiter au pouvoir central qu'aux habitants de la région. La rébellion combattante est comme toujours minoritaire et assez mal organisée, mais les objectifs qu'elle défend ont très clairement le soutien des populations locales.

Les partisans de l'énergie nucléaire, mondialement marginale mais importante en France, essayent de faire croire que c'est l'uranium qui va sauver la planète du réchauffement climatique. L'objectif étant louable il est considéré comme contre-productif de se pencher sur ce dossier, tant pis pour les pollutions provoquées par une grande entreprise française qui ne respecte pas, loin de là, les mêmes précautions qu'en France. Mais aussi tant pis si nos beaux discours démocratiques que l'on oppose régulièrement aux puissances émergentes qui nous concurrencent, sont oubliés quand il s'agit des touaregs. Il ne s'agit pas de revenir aux anciennes pratiques de la "Françafrique" mais de ne pas soutenir un pouvoir qui ne respecte pas les droits fondamentaux des populations.

Après sa visite en Afrique, notre Président ira au G20 : aucun pays africain n'y a sa place. Pour les affaires sérieuses l'Afrique ne compte pas ! Oubliée de la croissance, en première ligne pour subir la crise et les avanies climatiques, l'Afrique ne nous intéresse que pour alimenter nos centrales et pour nourrir notre imaginaire esthétique.  La France et Areva n'ont pas sur ce dossier une attitude exemplaire, mais l'Afrique a des richesses qui attirent bien des convoitises et bien d'autres pays ou multinationales essayent d'y faire fortune, parfois avec la complicité des élites locales. Même si des germes d'espoir apparaissent ici ou là, le triste constat fait par René Dumont en 1966 "L'Afrique noire est mal partie " est hélas toujours d'actualité.


Pour parler de tout cela nous avons invité Aghali Mahiya, ancien trvailleur de la Somaïr (Cogema à Arlit), militant au collectif Tchinaghen. Nous avons aussi invité Yveline DEVERIN, Maître de conférences à l'université Toulouse-Le Mirail qui est une spécialiste des questions africaines.  

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- Si ce sujet vous inspire, vous pouvez envoyer une contribution qui sera placée sur le site :  http://lecafepolitique.fr

- La salle de réception du stade de Balma se trouve derrière les tribunes du stade au premier étage. Le stade est près de la sortie de la rocade N°16 (Balma / Soupetard) au premier Rond point en direction de Balma. Il y a un grand parking à l’entrée du stade.

- Pour des renseignements ou pour donner l'adresse d'amis qui veulent suivre nos activités écrire à : fsp@lecafepolitique.fr ou téléphoner au 06 78 40 51 02

 

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Lundi 30 mars 2009

Tripoli Post

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A group of Tuareg rebels, The Niger Patriotic Front, FPN, said Thursday that it is "ready to start a peace process" in the country under Libyan mediation.

Making a declaration to the press reporters in Tripoli, the group said it is to commence surrounding its arms during the coming period and to go back to normal life as part of peace and development process in Niger.

The declaration was approved by the chairman of the FPN, Mr. Aklu Sidisidi, its Chief of Staff Mohammad Ajdar, its official spokesman Alboutari Mohammad, its Secretary-General Kamal Abdullah, and its official for foreign affairs Yusuf Maha, who all were present in Tripoli.

FPN, created by a split within the Movement of Niger People for Justice (MNJ), declared its "availability" and its "commitment" to the implementation of a peace process in Niger. It said it had started negotiations with Libyan authorities about two months with the objective to give a chance to create a peace dynamic in Niger.

The negotiations with Libyan mediators led to an agreement on a framework for negotiations that includes conditions and implementation program that will lead to a comprehensive peace in Niger.

They also said in the statement that they renew confidence in the President of the African Union Muammar Al-Qathafi's in his capacity as peace broker in Africa; that they were totally committed to making peace in their homeland Niger; that they demand from Libya to be the mediator of these peace negotiations.

On a visit to Niamey in early March, Al-Qathafi negotiated the release of five Niger soldiers and a gendarme who had been held by the MNJ.


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Déclaration rendue publique devant la presse internationale

Par F.P.N. le 26 mars 2009, 18:50


fpn.jpg La partie septentrionale de notre pays, le Niger, connaît depuis deux ans une situation de conflit armé préjudiciable à la nation toute entière ainsi qu’au tissu socio-économique des populations directement concernées.


Cette situation de guerre favorise le développement des réseaux mafieux induisant des effets incalculables et dramatiques, transformant de facto le nord du Niger en un no man’s land incompatible avec l’idéal démocratique auquel nous aspirons tous.


En effet, les populations de la zone nord, meurtries par ce conflit, revendiquent légitimement aujourd’hui plus que jamais un retour définitif de la paix et la sécurité.


En conséquence, nous, combattants de la lutte armée, rassemblés au sein du Front Patriotique Nigérien (FPN), déclarons avoir engagé depuis deux mois déjà des pourparlers avec les autorités libyennes dans le but de donner une vraie chance à une dynamique de paix pour notre pays.


Ces pourparlers ont abouti à l’ébauche d’un document cadre de négociation comportant les conditions du retour à la paix durable au Niger ainsi qu’un programme détaillé de sa mise en oeuvre, allant du cessez-le-feu immédiat à la cérémonie officielle de remise d’armes. Ce document, fruit d’une très large concertation, a pour seul et unique objectif le bien-être des populations dans le respect du droit et des libertés.


Nous profitons de cette occasion pour :

1/ Réitérer toute notre confiance au guide de la révolution libyenne, son excellence Mouammar El Kadhafi, président de l’Union Africaine, responsable du règlement des conflits dans l’espace CEN – SAD et Amghar des Kel Tamajakh.

2/ Réaffirmer toute notre disponibilité et notre engagement quant à la mise en œuvre du processus de paix dans notre pays.

3/ Proclamer solennellement que le FPN désigne la Grande Jamahiriya arabe libyenne comme médiateur principal dans le règlement de ce conflit qui doit trouver sa solution dans un cadre africain et particulièrement dans l'espace CEN-SAD.


Fait à Tripoli le 26 Mars 2009


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Lundi 9 février 2009

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Jeudi 22 janvier 2009


Article extrait de Paris-Normandie du 21 janvier 2009. Pour agrandir l'image, cliquez ici

L'A.P.R.E.L et l’association TARGUINCA présentent

« LES TOUAREG, UN PEUPLE, UN DESTIN CONFISQUÉ »

Soirée du 16 JANVIER 2009 à 20h30 SALLE MAUBERT
ESPACE PHILIPPE AUGUSTE de VERNON
Conférence-débat, poésie et exposition

On a cru, pendant longtemps, que le Sahara était un désert propre à alimenter l'imaginaire chez les amateurs de grandes randonnées. Vide le Sahara? Que non point! s'il est encore peu peuplé, son sol, lui est loin d'être vide: le fer d'abord connu et exploité 2500 ans avant notre ère dans la région d'Agadez, terre des Touareg du Niger, le pétrole à Hassi Messaoud en Algérie, en Lybie, sans doute ailleurs et depuis peu l'Uranium tant convoité par les nations modernes dans leur course au progrès techniques et militaires.

C'est à Arlit au Niger, en territoire Touareg que se cachait ce pactole, cause de leur richesse et de puissance pour certains et de misère pour d'autres: les Touareg sont de ceux là. Ce peuple de nomades pasteurs qui n'avait encore prélevé que le sel de son sous-sol, s'est soudain trouvé propriétaire légitime de ce métal. Ce métal qui porte en lui les forces cosmiques de l'Univers, l'Uranium. Dès lors, point de repos. Indésirables, les nomades qui avaient depuis des siècles élu ce coin de Sahara comme point de ralliement, comme lieu géométrique de leurs errances et de leur repos est saisi d'une agitation fébrile inconnue au lent balancement des caravanes. Il faut exploiter à tout prix, cet Or-Foudre qui dort improductif comme le fut si longtemps l'Or noir. Quel rôle joue t'il niché sous les sables, dans l'équilibre de cette terre qui fut, en des temps antiques riche de vie humaine, animale et végétale? Qui s'est préoccupé de le savoir avant de le tirer de sa gangue? La folie du profit et de la puissance a tout envahi.

Ce 16 janvier 2009, en la salle Maubert de l'espace Philippe Auguste de Vernon, à 20 heures 30, l'A.P.R.E.L - Association Pour une Réflexion et une Expression Libre, qui porte dans son sigle le nom d'une plante: la prêle, hautement bénéfique à la santé, « mauvaise herbe» chassée, extirpée des champs et des jardins, sœur végétale du peuple Touareg - et l'Association TARGUINCA - bien connue pour son aide fidèle à ces exclus de leur terre - se sont unies pour dire leur Histoire et par la voix la plus noble qu'est la poésie, le désespoir et la foi d'un peuple obligé de fuir son berceau livré aux convoitises mortifères.

Une voix s'est élevée dans la clameur des pelleteuses qui soulèvent les vents chargés d'atomes destructeurs. La voix d'un homme de deux cultures indissolublement liées, la sienne qui vient du fond des temps et la nôtre qui se veut lancée vers l'avenir: il est ingénieur agronome, écrivain, son livre sera présent. Il ne crie pas dans le désert, il nous dit simplement, prophétiquement « Ne cultivez pas la mort, ne confisquez pas le destin d'un peuple et de tant d'autres pour préparer l'agonie de la planète et de ses habitants. Ne jouez pas comme des enfants avec cette Force qui vous dépasse, que nul béton, que nul rempart ne pourra à la longue retenir, cette Force qui est à l'origine et qui réglera la fin de notre Univers. Elle a mis à notre portée d'autres moyens qu'il faut apprivoiser. C'est à l'Homme qu'échoit cette tâche s'il le veut réellement ».

Christiane ROY, présidente de l'A.P.R.E.L.

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Dimanche 18 janvier 2009
Vendredi 23 janvier à St Julien en Genévois (20h30 à l'Arande)
Expo Areva ne fera pas la loi + Conférence débat avec Issouf Maha
Organisé par Survie Haute-Savoie
Exposition du 23 au 30 janvier.


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